à 20h30
Centre culturel
Théâtre burlesque - Tout public dès 14 ans - Durée 1h
Château Faible (L’épopée minable) dresse le tableau de différents actes de lâchetés plus ou moins graves : non-assistance à personne en danger, désertion, trahison… à travers le banal quotidien de deux gardien.ne.s d’un château fort qui, comme vous, rotent, pètent, vomissent et font caca.
Genèse d’une idée
Un soir, lors de notre toute première résidence sauvage, entre la tisane et la danette vanille, nous parlâmes de toutes ces choses que nous pensons mais que nous ne disons pas, que nous faisons mais que nous n’assumons pas, ces choses que nous envions et jalousons chez nos camarades, ces choses que nous n’aimons pas chez nous et toutes celles nous n’oserons jamais faire parce que nous nous en sentons incapables, ces choses que nous nommerons plus tard nos faibleresses.
Ainsi, Château Faible (L’épopée minable) naît de nos lâchetés communes et respectives, et de notre manque d’amour propre. La lâcheté est le véritable moteur de recherche de cette création.
D’où provient-elle ? Qu’est-ce qui la provoque ? Quand est-elle condamnable et quand est-elle touchante ?
Un spectacle médiéval (historiquement incorrect)
Ah ! Le Moyen-Âge, ses châteaux forts, ses armées, ses chevaux, ses dragons, ses guerres de cent ans…
Dans l’imaginaire collectif, il représente un monde violent, brutal et dangereux où seuls les courageux (le plus souvent) et les courageuses (le moins souvent) brandissent leur épée, combattent le mal, deviennent rois et reines victorieux.ses et survivent à travers les siècles grâce à leurs actes de bravoure. Mais qu’en était-il des lâches ?
Enfants, nous avons été fascinés par les récits du roi Arthur et ses chevaliers de la Table Ronde, l’histoire de Jeanne D’Arc, Le Seigneur des Anneaux, ou encore les aventures de Robin de Bois. Nous aimions nous imaginer à la tête d’armées gigantesques pour combattre le mal, sauver l’humanité, répandre la justice et la paix dans le monde. Mais aujourd’hui, force est de constater que les adultes que nous sommes ne sont pas devenus ces héro.ine.s qui nous faisaient rêver.
En nous emparant à nouveau du terrain de jeu de notre enfance, nous voudrions ré-inventer nos récits grâce aux personnages de Victor et Victoire, gardien.ne.s d’un château fort au quotidien plutôt banal.
Que se passe-t-il lorsque les protagonistes d’une épopée ne sont rien d’autre que des couard.es, deségoïstes incapables d’assumer leur faute, fuyant face au moindre danger ?
« Nous somme prêts comme jamais l’époque ne le fut, pour un carnaval
de grand style, les éclats de rire et la folle allégresse d’un Mardi gras de
l’esprit, les cîmes transcendantales de la suprême bêtise et de la raillerie
aristophanesque qui bafoue l’univers. Peut-être découvrirons-nous là justement
le domaine de notre invention, celui où nous aussi pouvons encore être
originaux, par exemple comme parodistes de l’histoire universelle et comme
polichinelles de Dieu ; peut-être, si rien d’autre aujourd’hui n’a d’avenir,
notre rire, justement, en a-t-il, lui ! »
Friedrich Nietzsche
Un spectacle comique mais pas moins tragique
Nous sommes de fervent.e.s défenseur.euse.s du comique, et tenons à ce qu’il soit pris très au sérieux.
Convaincu.es qu’il n’est pas simplement source de divertissement, bien que cela ne soit pas un problème, nous pensons que le comique ne sert pas uniquement à détourner l’attention du public, à éteindre son cerveau et à l’éloigner de son quotidien, mais bien qu’il est une source régénératrice. Comme le dit bien le théoricien Mikhaïl Bakhtine, le rire au Moyen âge est un puissant liant et défenseur de la collectivité, en puisant ses sources dans ce qu’il nomme le “bas corporel”, qui a trait à toutes les fonctions qui rabaissent mais qui en même temps régénèrent, comme la reproduction sexuelle, l’accouchement, la nutrition ou encore la défécation, tous ces actes qui relèvent de l’organique, qui sont partagés par tous les êtres humains dans leur banal quotidien, mais qui ont malgré tout valeur indispensable et précieuse de régénération.
Ainsi, Château Faible (L’épopée minable), par le prisme d’un comique “rassembleur”, parlera d’un monde qui peut s’apparenter au nôtre par ses guerres, sa violence, ses trahisons, mais aussi par le manque de courage pour les choses plus simples mais pas moins compliquées de la vie, comme oser faire le premier pas. Tout cela par le biais de deux personnages détestablement touchants qui finiront par se poser une unique question : comment suis-je devenu si lâche ?
Nous voudrions que Château Faible (L’épopée minable) soit un spectacle d’enfants pour adultes. Les enfants ont encore cette capacité à rire des choses bêtes de la vie, de la vie tout court, sans devoir pour autant se justifier, ce qui n’est pas (ou trop peu) le cas dans le royaume des grands.
Centre culturel de Rixensart 38 Place Communale 1332 Genval
Tarif plein : 16€ (14€ dans un abo)Tarif Senior (+60) : 16€ (14€ dans un abo)
Tarif Étudiant / Moins de 26 ans / demandeur d’emploi / porteur de handicap : 10€ (8€ dans un abo)
Article 27 : 1.25€
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